Les 5 règles d'une bonne adoption

Règle n°1 : Bien connaître son environnement.

Toute la famille est-elle d'accord pour adopter un animal ? Quelle est l'attitude de mes enfants envers les animaux ? Combien de temps puis-je consacrer quotidiennement à mon animal ? Quelle est la nature de mon logement, et suis-je susceptible d'en changer dans les années qui viennent ? Ai-je un jardin, si oui, est-il clôturé ? Mes voisins verront-ils d'un bon oeil l'arrivée de mon nouveau compagnon ? Autant de questions qu'il est indispensable de se poser avant de choisir son compagnon. Ce sont ces critères de base qui doivent déterminer votre choix. Le coeur parle plus tard...

Règle n°2 : Bien se connaître

Qui aura en charge les soins quotidiens de l'animal (nourriture, sorties, surveillance, toilettes, etc) ? Cette personne responsable est-elle prête à s'investir sur plusieurs années ? Suis prêt(e) à consacrer du temps à l'éducation de mon animal, à faire des concessions pour lui assurer un bien-être quotidien ? Suis-je bien consciente du temps, de l'attention, de l'énergie que nécessite l'arrivée de ce nouveau compagnon dans la famille ? Quel budget ai-je prévu pour son entretien et son bien-être ? Bien connaître (et reconnaître) ses limites, c'est important pour bien choisir votre futur compagnon. Sa vie et son équilibre seront inféodés à votre bonne volonté et à vos habitudes ; adopter en toute responsabilité, ça commence là...

Règle n°3 : Ne pas céder aux envies, ni à la mode

Combien de grands chiens nordiques dans un appartement, abandonnés un an plus tard à peine ? Combien de chiens ou de chats à longs poils abandonnés dans un état de négligence dangereux pour leur santé ? Chacun de nous a ses préférences physiques, et souvent la mode oriente nos envies. Mais un animal n'est pas un bien de consommation ; chacun d'eux nécessite des soins spécifiques, une attention particulière. Restons raisonnable dans le choix de nos animaux de compagnie ; un husky doit courir, un lévrier afghan ou un bobtail demandent des séances de brossage très régulières. Un jeune chien demande une énergie considérable dans le jeu et l'éducation, un chien plus âgé a besoin d'un environnement plus calme et de l'attention dans ses soins... Respecter leurs besoins, connaître vos propres limites en terme de disponibilité, de connaissances en éducation, de possibilités financières, c'est un premier pas vers une bonne adoption !

Règle n°4 : Attention aux idées reçues !!!

Tout le monde a déjà côtoyé un chien ou un chat dans sa vie, mais peu de monde les connaît réellement, leurs comportements et leurs besoins. Arrêtons d'assimiler les chiens de chasse à la fugue, un terrier à l'agressivité envers ses congénères, les St-Bernard à des grosses peluches inoffensives, les molosses aux chiens dangereux... Arrêtons de penser que les chats nécessitent moins d'attention que les chiens, qu'un animal adulte ne peut plus rien apprendre de nouveau, qu'une mauvaise habitude ne peut être corrigée... Les idées reçues vous orienterons à coup sûr vers un mauvais choix. Elles sont trop souvent à l'origine d'abandons. Partons simplement du fait que chaque animal nécessite une éducation, quel que soit son âge. L'animal parfait n'existe pas naturellement, votre investissement personnel est indispensable et fondamental pour que votre compagnon devienne VOTRE compagnon idéal.

Règle n°5 : Oser aborder les sujets tabous

Toute adoption sous-entend un budget, il faut en parler. Celui qui vous promet un chien "qui ne vous coûtera rien" n'est pas honnête. Prévoir le budget mensuel nécessaire aux soins et au bien-être de votre futur compagnon, c'est faire preuve de bon sens et de responsabilité. L'alimentation, le confort quotidien (jouets, friandises, coussins, laisses et colliers, brosses etc.), les produits de soin et d'hygiène (produits anti-puces & anti-tiques, shampoings, vermifuges, soins des oreilles et des yeux, etc), séances de toilettage, s'ajoutent aux frais vétérinaires incontournables pour un maître responsable : le rappel de vaccins, le bilan de santé annuel, la consultation d'urgence. Cela ne doit pas être tabou de parler de budget quand on parle d'adoption. 

Autre sujet tabou : la vieillesse. Toutes les associations ont eu un jour à affronter le désarroi d'une famille dans le deuil, ne sachant que faire de l'animal de compagnie du défunt, survivant à son maître. Des épreuves difficiles pour tous. Si nous orientons les personnes âgées ou à la santé fragile vers des chiens matures, voire seniors, ce n'est pas un hasard. Oser parler de l'avenir de l'animal et de son maître, c'est aussi se montrer responsable. Dans ces conditions, une question est essentielle : en cas d'hospitalisation, de départ en maison de retraite, ou pire, une personne dans votre entourage pourra-t-elle s'engager à prendre votre animal de compagnie en charge ? Ce sujet est souvent difficile à aborder, mais il est crucial pour votre animal. Il n'y a pas d'âge limite pour faire acte de générosité et pour adopter ; il y a juste des précautions diverses à prendre et des questions différentes à se poser pour que tout se passe au mieux... et en espérant que ces précautions et ces questions s'avèrent injustifiées. Là encore, la raison doit l'emporter sur les habitudes, les opportunités et les coups de coeur. Ici comme ailleurs, notre souci est d'harmoniser au mieux les rythmes de vie et les besoins physiques de l'homme et de l'animal.

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